Politique doctorale

Le CAPS est rattaché à l’École Doctorale n° 611 : Sciences du langage, psychologie, Cognition, Éducation (SLPCE).

Cinq enseignants-chercheurs sont habilités à diriger des recherches.

La Composante propose un séminaire du laboratoire dont l’objectif est de mettre en perspectives recherches doctorales et recherches des statutaires et membres associés. Ce séminaire d’une journée est actuellement semestriel. Quatre doctorants et deux EC interviennent lors de chaque journée.

Depuis 2018 la formation doctorale a intégré un à deux séminaires thématiques ; depuis la rentrée 2019, outre le suivi doctoral régulier par le ou les directeurs de recherche, un Séminaire des Directeurs de recherche co-animé par professeurs et maitres de conférences. Son objectif est de permettre aux doctorants de travailler ensemble certaines interrogations épistémologiques, méthodologiques, d’être un cadre de préparation à la rédaction d’articles. Le projet prévoit la mise en place d’ateliers d’écriture qui auraient dû fonctionner dès 2020 mais que le contexte sanitaire a rendu impossibles.

Les doctorants sont impliqués dans l’organisation de différents temps forts (colloques, séminaire du laboratoire, organisation du Congrès de la Société Française de Psychologie). Ils participent à l’Association des doctorants créée au niveau de l’ex-EA 4050, à la Journées doctorale inter-sites, régulièrement à la Journée doctorale du SIUERPP.

Thèses soutenues

Louise ATANI-TORASSO  (2017) « Femmes victimes ». Subjectivation, lien-s et violences conjugales : effets des facteurs interculturels et intersubjectifs chez les femmes immigrées dans les couples endogames ou mixtes. Approche clinique.  Sous la dir. Pr. MJ Grihom, 28 novembre 2017. Université de Poitiers, UFR de Sciences Humaines et Arts, École Doctorale 527 : Cognition, comportements, langage(s)”, Laboratoire CAPS, EA 4050. Louise Atani-Torasso a été qualifiée aux fonctions de maître de conférences (février 2020).

Elle a occupé un poste dATER puis de chargée de cours depuis 2016. Elle a publié dans un numéro de Dialogue que je co-dirigeai :  1 ACL : « Les femmes sont nées pour souffrir » en contexte dexcision : un héritage dhumiliation et de honte à élaborer, Dialogue, Familles § Couples, 208, éd. Erès, 45-56.Elle collabore aux recherches actuelles sur les violences genrées. Sa thèse est acceptée avec remaniements pour publication aux Presses Universitaires de Strasbourg en 2020, collection Famille, Psyché, Société.

Gisèle HADDAD-MAHFOUZ. (2018) « La transmission de la peur et le lien de filiation traumatique à travers « Abou Kisse » figure folklorique libanaise. Étude clinique et culturelle ». Sous la dir. Pr. MJ Grihom, 9 Février 2018, UFR Sciences Humaines et Arts, Université de Poitiers, École Doctorale : Cognition, Comportement, Langage(s), Équipe de recherche : Clinique de lActe et Psycho Sexualité (CAPS) – EA 4050. 

Devenir du doctorant : Gisèle Haddad a pu grâce à sa thèse obtenir un contrat pérenne dans une des universités privées de Beyrouth. Elle poursuit son travail thérapeutique et associatif pour la réglementation de la pratique du psychologue au Liban et la formation clinique.

Roy, Eva, (2019). Approche anthropo-psychanalytique du lien fraternel gémellaire dans la famille contemporaine. Sous la dir. Pr. A. Ducousso-Lacaze. UFR Sciences Humaines et Arts, Université de Poitiers, École Doctorale : Cognition, Comportement, Langage(s), Équipe de recherche : Clinique de l’Acte et Psycho Sexualité (CAPS) – EA 4050.Poste de DCACE

Devenir du doctorant : Éva Roy a été ATER après l’obtention de sa thèse. Elle est chargée d’enseignement à Poitiers. Elle demande sa qualification en décembre 2021 avec dans son dossier plusieurs communications, participation et co-organisation de colloques. Elle a publié : Roy, E. & Ducousso-Lacaze, A (2020).  Lien gémellaire et rapport au double : des scénarios parentaux aux élaborations des enfants. In Le Divan Familial, 43. Un article en anglais est en cours de soumission dans une revue internationale.

Sauvaget Anne, Étude psychopathologie des conduites suicidaires chez les patients parkinsoniens après stimulation cérébrale profonde des noyaux subthalamiques sous la direction du Pr. H.-P. Keller et du Pr. J-L. Senon, UFR Sciences Humaines et Arts, Université de Poitiers, École Doctorale : Cognition, Comportement, Langage(s), Équipe de recherche : Clinique de lActe et Psycho Sexualité (CAPS) – EA 4050.

Devenir du doctorant : Le Dr Sauvaget est devenue PU-PH à l’université de Nantes.

Soutif Eric, (2015). De lhistoire de la famille à lhistoire du sujet. Sous la dir. Pr. A. Ducousso-Lacaze. UFR Sciences Humaines et Arts, Université de Poitiers, École Doctorale : Cognition, Comportement, Langage(s), Équipe de recherche : Clinique de lActe et Psycho Sexualité (CAPS) – EA 4050.

Devenir du doctorant : psychologue clinicien en CMMP et impliqué dans le Réseau de prise en charge des troubles alimentaires (anorexie, boulimie, obésité chez l’enfant, l’adolescent et l’adulte. Il est chargé d’enseignement à l’université de Bordeaux. Il a publié Lobésité́: vers une nouvelle dérive, Cliniques méditerranéennes, 81, 209-219, 2010.

Pernet Nathalie. Étude du retentissement du suicide d’une figure parentale à l’adolescence. Soutenance le 20/11/2015, sous la direction de P.-H. Keller et Marion Haza. UFR Sciences Humaines et Arts, Université de Poitiers, École Doctorale : Cognition, Comportement, Langage(s), Équipe de recherche : Clinique de lActe et Psycho Sexualité (CAPS) – EA 4050. (Durée 3 ans)

Devenir du doctorant : psychologue clinicienne, psychologie de l’adolescent, travaille en institution et libéral.

Rivière Manon. Étude de la souffrance psychique médicalisée, soutenance le 16/10/2015, sous la direction de P.-H. Keller, sous la direction du Pr. H.-P. Keller, UFR Sciences Humaines et Arts, Université de Poitiers, École Doctorale : Cognition, Comportement, Langage(s), Équipe de recherche : Clinique de lActe et Psycho Sexualité (CAPS) – EA 4050. (Durée 3 ans) 

Devenir du doctorant : Manon Rivière exerce en hôpital et en libéral.

Elle a publié :

  • Rivière, M. & Haza, M. (2013). Famille biologique, famille d’accueil, famille institutionnelle : élaboration des liens à l’autre chez la jeune fille anorexique. Dialogue, 202(4), 77-87. Doi :10.3917/dia.202.0077.
  • Rivière, M. & Haza, M. (2013). D’un fantasme de gémellité à une anorexie mentale : psychopathologie du double. Adolescence, t. 31 1(1), 27-36. Doi :10.3917/ado.083.0027.

Thèses en cours

BAUDOIN Céline : la co-construction du lien parents-professionnels dans la prise en charge de la personne avec autisme (2015 – 2021)

Il s’agit par le biais d’entretiens cliniques de recherche de rencontrer des familles afin de recueillir des données cliniques autour de l’arrivée du handicap dans leur vie et ce que cela entraine comme remaniement psychique pour eux; de retracer en quelque sorte une anamnèse de la vie de la personne en situation de handicap afin in fine de questionner l’arrivée de l’institution dans leur vie.

L’intégralité du recueil des données cliniques se fait au sein d’une maison d’accueil spécialisée pour des adultes présentant un trouble du spectre de l’autisme, associé à une déficience intellectuelle sévère et des troubles du comportement.

Le chercheur va interroger la famille sur les liens qu’ils ont pu avoir/ qu’ils ont avec les établissements et plus particulièrement les professionnels. En parallèle des entretiens cliniques sont menés avec des professionnels encadrants et éducatifs afin de saisir les mécanismes psychiques à l’œuvre dans ce travail collaboratif avec les parents, le lien qui les rattache. Il est question de repérer les mécanismes psychiques à l’œuvre, des 2 parties, d’en comprendre le sens et la place dans la création d’un lien avec cette hypothèse qu’il n’est possible (ce lien) qu’au prix d’un pacte dénégatif entre eux.

Direction : Alain Ducousso-Lacaze

Bernaud Joan : conduites addictives à l’adolescence : quels liens avec la symbolisation et la sensorialité ? (2018-2022)

Le sujet de la thèse porte sur les conduites addictives à l’adolescence. Partant du constat de la place importante des conduites addictives à l’adolescence, notamment dans leurs mises en avant dans leurs aspects sensoriels, nous souhaitons étudier leurs liens avec le processus pubertaire. Ce dernier étant caractérisé́ par l’accession à une nouvelle forme de plaisir, désormais génital, il nous parait intéressant d’interroger ce plaisir en lien avec celui éprouvé́ dans les conduites addictives. Même si le plaisir des conduites addictives et un plaisir pouvant être dégagé du lien à l’autre, il pourrait aussi en être une première approche et permettre une forme de symbolisation de ce nouveau rapport à l’autre dans le processus pubertaire. La présente thèse a donc vocation à̀ étudier l’articulation entre les conduites addictives et le processus pubertaire par le biais de la sensorialité́ comme vecteur de symbolisation.

Direction : Marion Haza

Financement propre

Berger Perpete Tiphany : l’enfant en faux self et sa famille à la lumière de la clinique contemporaine

Les travaux de D.W. Winnicott (1896-1971) autour du faux self impliquent une référence très forte à la relation mère-enfant et à ses vicissitudes dans les premiers temps de vie. Les aspects familiaux élargis possibles sont très peu abordés dans la conceptualisation originale autour de cette organisation spécifique de la personnalité.

Mes travaux visent à proposer un regard complémentaire autour de la question de l’expression du faux self dans la clinique contemporaine de l’enfant.

Les enjeux liés à la fonction paternelle dans l’histoire familiale ainsi que la répétition de violences ou d’épisodes traumatiques sur un plan transgénérationnel sont abordés et mis en lien avec les particularités relationnelles observées chez plusieurs enfants présentant une personnalité en faux self.

Une tentative d’élaboration différentielle autour des manifestations du faux self en fonction du genre et des identifications complexes aux imagos paternel ou maternel est proposée également.

DANEAU Elodie : demandes d’euthanasie, fantasme ou réalité ? (2019-2022)

Notre recherche s’inscrit dans le contexte sociétal, législatif et éthique actuel de la fin de vie en France. Alors que les positions en faveur de l’euthanasie, la plupart du temps portées par des personnes bien portante se font de plus en plus entendre, qu’en est-il des patients en fin de vie, quels sont leur besoin et quelles sont leurs réelles demandes ?

Nous faisons l’hypothèse que la question d’une précipitation de la mort à venir ne semble pas une préoccupation centrale pour les patients en fin de vie – comme semble l’acter l’opinion publique – paraissant même absente du discours et des besoins.

Au travers de l’étude et de l’analyse du discours de patients suivis par des équipes mobiles de soins palliatifs, nous souhaitons mieux appréhender leurs besoins et les faire connaître pour améliorer leur prise en soin.

Direction : Dolorès Albarracin

Financement propre

FAURE Bertrand : la culpabilité : abords psychopathologiques, cliniques, criminologiques et enjeux sociétaux (2018/2022)

La culpabilité est un affect qui prend naissance très tôt au cours du développement psychosexuel de l’être humain. Dès les prototypes de la relation mère-bébé, les premières manifestations agressives vont être à l’origine d’une crainte de représailles ou de destruction de l’objet. Par la suite, avec le développement des instances surmoïques, le sentiment de culpabilité s’appuiera sur les interdits posés par les figures majeures du développement de l’enfant. Dans le cadre d’une maturation effective, le surmoi correspondra à l’introjection de valeurs morales et contribuera à la sublimation des courants hostiles mais également des courants tendres.

Nous reprendrons des notions fondamentales du développement psychosexuel du bébé, de l’enfant et de l’adolescent en s’appuyant largement sur les concepts freudiens mais également post-freudiens (M. Klein, Winnicott, M. Fain, J. Lacan etc.).

Dans la pratique clinique moderne, le sentiment de culpabilité fait partie d’une constellation symptomatologique omniprésente. Que l’on prenne un abord structural ou bien une approche nosographique, la culpabilité trouve à s’exprimer dans toutes les conduites psychopathologiques. De l’inhibition névrotique au passage à l’acte délinquant en passant par les conduites d’idéalisation/dévalorisation/manipulation de l’objet, nous essaierons de déterminer en quoi la culpabilité sous-tend de nombreux comportements régulièrement observés dans la clinique. Les références bibliographiques se centreront sur des auteurs récents en psychopathologie du passage à l’acte (M. Ravit, C. Balier, R. Roussillon …).

Plus spécifiquement, la clinique des auteurs de violences sexuelles pourra nous renseigner sur les mécanismes psychodynamiques qui coexistent avec la culpabilité, souvent inconsciente. Nous pourrons alors nous appuyer sur l’analyses d’expertises psychiatriques pénales (procédures préliminaires ou en appel) mais aussi de cas cliniques de sujets pris en charge pour des problématiques de délinquance sexuelle (soins libres, injonctions de soins).

Enfin, un soin sera apporté à la mise en perspective des différentes modalités d’expression de la culpabilité selon les époques, et notamment avec les profonds changements qui ont marqué la société occidentale depuis la révolution des Lumières. Ainsi, nous explorerons les caractéristiques de notre société dite hypermoderne, à la lumière de concepts psychanalytiques tels que la subjectivation, la crise du paternel, les notions de dette et de filiation etc.

Direction : Marie-José Grihom

Financement propre

HUCHET-BEYLOT Maryline : explorer au plan psychodynamique, un type de passage à l’acte bien précis qu’est l’enlèvement d’enfant (2016-2021)

Il s’agit, en effet de venir appréhender ce qui se joue psychiquement lorsqu’un enfant est enlevé. Pour ce faire, il nous a été possible de nous entretenir avec trois professionnels qui ont tous été en charge d’une affaire d’enlèvement d’enfant : deux policiers et un magistrat.

La nécessité de ce travail a émergé car nous avons nous-même travaillé sur un enlèvement d’enfant pendant trois ans en tant que psychologue spécialisée en criminologie au sein de la police judiciaire.

Notre travail comporte deux axes sur lesquels reposent notre réflexion que sont : l’existence d’un fantasme d’enlèvement chez tous les enfants comme participant à notre organisation psychique et un mouvement de désubjectivation / resubjectivation généré par la confrontation au passage à l’acte.

Notre perspective est de rechercher des éléments mettant en évidence l’existence du fantasme et du mouvement de désubjectivation / resubjectivation dans le récit de nos trois sujets.

Direction : Marie-josé Grihom

Kirakosyan Voskan : adolescent et jeune adulte – AJA – atteint de cancer et les liens familiaux à l’épreuve (2019-2021)

La période d’adolescence et jeune adulte (AJA), avec la puberté, l’autonomisation et la construction de la vie future, est marquée par de nombreux changements durant lesquels se poursuit le développement psychoaffectif, qui signent l’entrée dans la vie d’adulte. L’arrivée brutale du cancer constitue une expérience profondément troublante, un moment de crise propre à laisser des marques et des altérations durables dans le fonctionnement psychique. Au-delà, le cancer bouleverse l’équilibre présent jusqu’à maintenant entre la personne malade et sa famille, en complexifiant sensiblement les liens familiaux.

L’originalité de cette recherche consiste à étudier les retentissements, traumatiques ou non, de la maladie grave sur les liens familiaux. Comprendre l’impact réciproque des modifications des places de chacun dans la famille dès l’arrivée de la maladie, d’identifier les attitudes et les stratégies mises en place, afin de décrire les différents modes d’adaptation de chacun à la situation.

Co-direction : Dolorès Albarracin et Alain Ducousso-Lacaze

Financement : Ligue Nationale contre le cancer

MANSOUR Zein El Abidine : les relations amoureuses et les ruptures chez les adolescents à travers des outils numériques (2019-2023)

De nos jours, la présence du numérique chez les adolescents est devenue quotidienne ; et elle se retrouve dans leurs liens aux pairs et relations amoureuses. En parallèle des sorties et rencontres dans son environnement, l’adolescent fait entrer le monde vers lui, via les outils numériques. Il peut créer des liens avec de nouvelles personnes et communautés, et s’engager dans des rencontres et des relations amoureuses. Du fait du processus pubertaire, l’adolescent veut séduire l’autre et être séduit par lui. L’émergence de la sexualité génitale le pousse à se tourner vers un objet adéquat, ses parents ne pouvant plus être les objets de satisfaction immédiate. Lorsque l’objet n’est pas incestueux, les adolescents peuvent alors commencer à échanger des messages, pour se lier éventuellement.

Tout au long de ma recherche, je vais étudier chez les adolescents le déroulement des relations amoureuses et des ruptures à travers des outils numériques (messageries, réseaux sociaux, etc.), afin de répondre à l’hypothèse générale suivante :

Du fait du retour de l’infantile et de l’archaïque dans le pubertaire, les adolescents préfèrent avoir des relations amoureuses et des ruptures via outils numériques, tant pour répondre à des difficultés narcissico-objectales que pour soutenir des relations créatives à des objets adéquats.

Méthodologie: nous rencontrerons des garçons et filles âgés de 13 à 20 ans, ayant déjà vécu des relations amoureuses à travers des outils numériques. La rencontre des adolescents se fera dans des écoles et des universités au Liban et en France. Les entretiens auront lieu dans ma clinique à Beyrouth, ainsi que dans ma clinique que j’envisage avoir d’ici un an, à la suite de mon installation en France. Ces adolescents seront vus pour des entretiens semi-directifs et éventuellement des passations d’outils cliniques. Nous allons effectuer une analyse des données et les discuter à la lueur des théories psychanalytiques.

Objectifs:

  • Identifier les dynamiques, les enjeux et les contradictions qui caractérisent les relations amoureuses des adolescents via outils numériques.
  • Comprendre les bénéfices ou problématiques des relations et ruptures via le numérique.
  • Comprendre à quel moment l’adolescent peut se mettre en danger dans ce mode de fonctionnement dans les espaces numériques (cf. harcèlement).

Direction : Marion Haza

MOUILLOT Katia : spécificités psychocriminologiques des auteurs et de la dynamique du lien conjugal violent. Proposition et évaluation d’un dispositif de prévention de la récidive : une recherche-action à destination des Services Pénitentiaires d’Insertion et de Probation de Charente-Maritime (2020-2023)

La prise en charge des auteurs de violences conjugales est traditionnellement proposée en France et à l’international sur un mode thérapeutique unidimensionnel, c’est-à-dire focalisé soit sur la technique individuelle, soit sur la technique groupale. Cette méthodologie nous apparaît être l’une des limites de nos programmes de prises en charge actuels, dont pénitentiaires. Pour pallier cette difficulté, et en nous basant sur la variable de la récidive, nous allons proposer la méthode clinique innovante d’allier technique individuelle et technique groupale au sein d’un même dispositif élaboré puis évalué afin d’en mesurer ses effets. Ce dispositif « bimodal » (A. Ciavaldini) pourrait ici se révéler un outil pertinent dans la prévention de la récidive d’actes violents dans le lien conjugal.

Pour cela, nous avons réalisé une étude longitudinale sur trois ans à travers une recherche-action menée en collaboration avec le SPIP 17. A l’issue de cette recherche, nous espérons pouvoir faire évoluer nos pratiques professionnelles et apporter des solutions novatrices à l’Administration Pénitentiaire, et ce tant pour ses sujets que pour ses professionnels.

Codirection : Mesdames Marie-José GRIHOM et Élise PELLADEAU

Mode de financement : financement personnel en attente d’un financement par l’Administration Pénitentiaire.

PIOUFFRE-SAUVAGET Emilie : recherche psychopathologique sur le mal-être et le suicide des personnels pénitentiaires

Cette recherche s’intéresse au suicide des personnels pénitentiaires dont le taux est de 31% plus élevé que la population générale et 15,5% plus élevé que celui de la police (INSERM, 2011). Les raisons, les conditions, les enjeux psychiques de ces actes sont interrogés. Pour ce faire, le personnel de surveillance pénitentiaire a été rencontré dans le but de recueillir son témoignage sous la forme de récit. 95 entretiens ont été réalisé sur la base du volontariat. La méthode de recherche utilisée est celle de l’entretien de recherche dans une perspective clinique se référant à la psychanalyse. Il s’agit d’entretiens non directifs où l’association libre est privilégiée pour permettre à la subjectivité de l’énonciateur de se manifester. Cette méthodologie autorise un récit du vécu professionnel dans le quotidien du travail du personnel de surveillance pénitentiaire et dans la singularité de son histoire.

Directrice : Marion Haza

Partenariats : convention de doctorant associé au Centre Interdisciplinaire de Recherche Appliqués au champ Pénitentiaire (CIRAP).

Financement : Bourse de l’ENAP (Ecole Nationale de l’Administration Pénitentiaire).

Date de soutenance : 9/9/2021

Petit Nathalie : enjeux d’un médium Images animées en prévention des conduites addictives et à risques à l’adolescence (2018-2022)

L’objet de cette recherche est d’étudier les enjeux d’un dispositif de groupe à médiation que j’ai conçu et que je développe au sein de l’institution scolaire (collège et lycée), en tant que psychologue clincienne, en prévention des conduites addictives et à risques. A partir d’un médium: des courts-métrage d’animation réalisés, créés spécifiquement pour le dispositif par des étudiants en 2ème année de l’école des métiers du cinéma d’animation ce dispositif crée les conditions d’une articulation entre intersubjectivité et processus de symbolisation à travers la dimension transféro-contre-transférentielle émergeant autour de la médiation par l’image (Chouvier, 2010).

Les projections mobilisées lors de la création des films d’animation par des jeunes adultes puis lors de leur projection activent dans le groupe d’adolescents des mouvements pulsionnels, stimulent l’expression de conflits conscients et inconscients. Les échanges qui se déploient avec cette médiation au sein du groupe offrent un étayage aux expériences énigmatiques émergeant du processus pubertaire (P. Gutton) permettant dans la rencontre intersubjective de favoriser le processus de symbolisation c’est à dire « la mise en forme, en sens, en représentation de l’expérience subjective vécue » (R. Roussillon).

Dans cette recherche j’étudie et j’évalue les processus à l’œuvre afin de proposer une nouvelle approche et pratique de la prévention des conduites addictives à l’adolescence orientée par la psychanalyse.

Année de début : 2018 – année de fin : 2022

Direction : Marion Haza-Pery

Financement propre

ROY Lisa : Lien conjugal violent. Etudes du lien et de ses transformations possibles chez des sujets auteurs et victimes, au sein d’un dispositif de justice restaurative (2018-2021)

Véritable enjeu sociétal, la violence au sein du couple continue aujourd’hui d’inquiéter et de questionner travailleurs sociaux, praticiens comme chercheurs. Comment comprendre les violences agies/ subies qui durent et/ ou se répètent au sein du couple ? Les difficultés de séparation des conjoints d’une part, celles de nos dispositifs d’accompagnement d’autre part, interrogent et nous croyons qu’elles représentent là un indice important des mouvements inconscients et complexes en jeu entre les partenaires conjugaux. Ainsi, notre parti pris pour cette recherche a été d’appréhender les violences conjugales comme une problématique du lien/ des liens.

Nous proposons d’étudier, sous l’angle psychanalytique, les changements/ remaniements possibles du lien/ des liens au travers d’un dispositif original, qui reçoit à la fois les auteurs et les victimes ; celui de la justice restaurative (rencontres condamnés-victimes). Pour ce faire, l’analyse des discours recueillis lors d’entretiens ainsi que l’analyse de la production d’un outil projectif : le génogramme, vont venir constituer les objectifs cliniques de notre recherche.

Cio-direction : Marie-José Grihom et Elise Pelladeau

Financement : Contrat doctoral par bourse ministérielle, puis contrat DCACE.

STYBLINSKI Pierreviolences genrées : étude comparée des violences conjugales et sexistes et des violences homo, bi et transphobes (2019 – 2023)

L’objectif de la recherche est d’identifier des leviers d’actions pour faire face aux violences genrées, et en particulier les violences conjugales, les violences sexistes, ainsi que l’homo et la transphobie.

La recherche de solutions vis-à-vis de ces violences suppose une meilleure compréhension de leurs mécanismes. L’hypothèse ici est qu’une étude comparée entre les violences sexistes et les violences homo, bi et transphobes permettra de mettre en lumière des mécanismes communs, dont elles procèdent. De la même manière, l’analyse des différences sera certainement tout aussi productive. Ainsi, une étude croisée devrait apporter un éclairage novateur, tant sur la question des violences sexistes que celles envers les membres de la communauté LGBT+.

Année de début : 2019 – année de fin prévisionnelle : 2023

Direction : Marie-José Grihom

Financement propre

Formations niveau master

Parcours Psychologie clinique Psychanalytique : cliniques du corporel et du lien (PCP-CCL).

Responsables actuels :   Nicolas Dauman et Jean-Baptiste Marchand

Il accueille 25 étudiants en formation initiale à partir du M1.

Ce parcours des psychologues cliniciens et des chercheurs d’orientation psychanalytique, spécialistes de la souffrance psychique et psychopathologique chez un public de tout âge, selon une démarche et des outils cliniques spécifiques. Il est orienté sur la prise en charge individuelle, groupale et institutionnelle.

Il est adossé  au CAPS et sintéresse à la place de la psychologie clinique en médecine, à labord des dimensions psychologiques et psychothérapiques liées à la prise en charge médicale (à lhôpital, en psychiatrie) chez lenfant, ladolescent, ladulte en y intégrant des questions actuelles sur les évolutions du rapport au corps et sur les transformations de la famille et de la filiation.

Parcours Criminologie et Victimologie (C§V)

Responsables actuels : Laurence Leturmy et Jérôme Bossan pour le droit , MJ Grihom et Élise Pelladeau pour la psychologie

Ce parcours est mutualisé d’une part avec l’UFR de droit et spécialement le Parcours de la Mention Droit du même nom pour l’essentiel de la formation ; mutualisé avec l’autre parcours de clinique (PCP-CCL) pour son tronc commun en psychologie clinique psychanalytique. Il accueille 15 étudiants en psychologie et autant en droit en formation initiale. Il est adossé  au CAPS.

La particularité du parcours C§V concerne les modes de prise en charge dans les contextes propres au champ judiciaire, pénitentiaire, thérapeutique. Des enseignements à double voix (juriste, psychologue) interrogent :  transgression et passage à lacte, responsabilité et culpabilité, répétition et récidive, peine et soin, etc., tandis que des connaissances interdisciplinaires et pluridisciplinaires enrichissent labord de la clinique de lacte, de la victimologie, des addictions, etc. La formation à la clinique est commune avec le parcours PCP.

Parcours Psychologie de lEducation et de la Formation : Approche cognitive, clinique et institutionnelle de lapprenant – PsyEduc 

Responsable pour le CAPS : D. Albarracin.

Ce parcours propose une formation professionnalisante à destination des futurs psychologues, spécialistes du développement de lenfant, de son équilibre psychologique, de ses apprentissages et de sa scolarisation. Il présente un regard croisé sur les problématiques liées à lenfant et sa scolarisation en mettant en convergence les approches de psychologie cognitive, neuropsychologie, psychologie clinique, psychologie de l’éducation, et le fonctionnement de linstitution scolaire. Ce parcours est mutualisé avec les parcours de master « Psychologie et neuropsychologie de lenfant et de ladulte : Langage, cognition et apprentissage », « Psychologie clinique psychanalytique : clinique du corporel et du lien » et le master MEEF de lINSPE. Il a également un double adossement scientifique au CeRCA (UMR 7295, Université de Poitiers, Université de Tours et CNRS) et au laboratoire CAPS (UR PRPsy 4050, Université de Poitiers).